Vision américaine du travail : satisfaction ou contrainte ?

Commentaires (41) Emploi aux Etats-Unis

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Bienvenue dans le monde du Business ! D’un point de vue travail, un fossé est bel et bien creusé entre les USA et la France… Pendant que le chômage affiche 10 % en France, il est de 5,5 % aux USA pour ce début 2015. Vous voulez partir travailler aux USA ? Mes révélations…

Je préfère prévenir que cet article est subjectif. Il se peut que vous soyez en désaccord sur certaines choses. Si tel est le cas, je serais ravie que vous partagiez votre opinion en commentaire !

Vivre pour travailler ou travailler pour vivre ?

Aller au travail dans l’obligation, parce qu’il faut gagner sa vie… Ou bien vivre pour exercer un métier que l’on aime et accomplir un exploit ? Alors que les Français recherchent à tout prix un CDI, les Américains, eux, recherchent le job de leur rêve. Je ne veux pas faire une généralité, mais quand même…

En France

Une des raisons qui nous a poussés à quitter la France pendant quelque temps, c’est bien pour échapper à cette atmosphère négative. Je ressentais un « ras-le-bol » général et un espoir de plus en plus faible. Il semble que trouver du travail, surtout un CDI, est un vrai parcours du combattant pour certains. D’autres attendent dans la peur, en se posant mille questions sur ce que va devenir leur poste, et eux par la même occasion, d’autres ne se sentent pas considérés, ou rémunérés, à leur juste valeur, etc.

Dans mon métier, le consulting, je ressentais quelque fois un sentiment d’impuissance. C’est peut-être parce qu’en étant « au chaud » en CDI, il suffit d’attendre que ça se passe… Mais se laisser mener en restant inactif rend fou.

tour vitrée World Trade Center 1Comment ne pas avoir le moral à « 0 », quand on vit en permanence dans le pessimisme ? Heureusement que la France est un joli pays, que la météo n’est pas trop mal, et qu’il y a beaucoup de vacances, sinon tout le monde serait déjà mort ! Mais que diable, pourquoi cette morosité ?

Serions-nous soumis, et assommés par des lois trop rigides ? Ou bien est-ce notre éducation trop cartésienne qui nous pousse à rester terre à terre ? Comment s’envoler vers le haut si on nous coupe les ailes avant qu’elles ne poussent ?

Aux Etats-Unis

New York City vue de Empire State Building, trafic nocturneEn discutant autour de moi, j’ai été impressionné par le dynamisme. Spécialement à New York City, j’ai rencontré des personnes d’horizons complètement différents : photographie, mannequinat, art, culture, mode, cinéma, éducation, logistique, informatique, physique, chimie, commerce, recrutement, négociation, ingénierie, médecine, recherches, bars, restaurants, discothèques… Certains ont des projets pleins la tête et les exposent avec excitation. D’autres sont amoureux de leur travail et le décrive avec passion. Doté de la positive attitude, d’une croyance sans limite, et d’une immense capacité de persuasion, il y en a plus d’un qui m’a fait rêver de son job…

Certains n’hésitent pas à en accumuler plusieurs, parce qu’ils aiment la diversité. Dans nos connaissances : une, accumule le job d’institutrice, de baby-sitter et de barman en parallèle… Une autre, accumule le job d’agent immobilier, de responsable logistique et aussi de barman… Ils sont passionnés par ce qu’ils font, optimistes et motivés. Je trouve ça incroyable !

Et puis, il y a aussi les gens du monde entier qui viennent à New-York, à la recherche de cette énergie, parce qu’eux aussi, ont des projets ! Je n’avais encore jamais ressenti un tel engouement pour le monde professionnel, ce qui fait un bien fou au moral, je l’avoue !

Aux USA, les consultants sont à 90 % indépendants. Ils passent de projet en projet, savent se vendre, et n’hésitent pas à se déplacer. J’en connais un qui a passé 7 heures dans l’avion toutes les semaines pendant 2 ans ! Mais ça a l’air tout à fait normal, c’est le métier de consultant… Comment vous le voyez, ça vous fait peur ?

Expatriés français aux Etats-Unis

Nous avons vu les 2 extrêmes : la vision des Américains et celle des Français. Mais il y a aussi celle des Français aux USA, plus précisément à New York City. Et cette fois, les perceptions sont assez mitigées. Pour les couples, d’un côté, il y a celui qui a eu l’opportunité, et de l’autre, l’accompagnateur.

En discutant, j’ai été surprise que certains n’aient, ni la motivation, ni l’espoir de trouver un emploi sur place, sous prétexte que c’est difficile. Quand on écoute les Américains, ça n’a pourtant pas l’air ! Mais les expatriés n’ont pas tout à fait tort. Les raisons souvent : ce sont les contraintes du visa, la barrière de la langue, et les différences culturelles. Vous allez comprendre pourquoi en lisant la suite.

Les différences

Culture et éducation

La différence d’éducation y fait beaucoup. Les Français sont cartésiens : rigoureux, dotés d’un esprit rationnel, et assez formalistes. Nous aimons la théorie. Le gouvernement a toujours mis l’accent sur les mathématiques en délaissant la créativité. Nous sommes formés pour analyser. C’est bien, et c’est mal. Nous n’osons pas parler une autre langue de peur de faire des erreurs. Et impossible de se lancer dans un business sans avoir constitué un dossier béton : prévisions, analyse des risques… Il faut tout prévoir !

Les Américains sont plutôt empiriques. Ils ne s’appuient que sur l’expérience et non sur la théorie. Pragmatiques, et non pas analytiques contrairement aux Français, ils sont plutôt du genre à se lancer sans trop réfléchir, et procéder ensuite par tâtonnement. Il y a du pour, et du contre. C’est pour ça qu’il est plus facile en général, d’ouvrir un business aux USA. Mais c’est aussi facile de faire rapidement bankrupt (faillite).

Quelle pourrait être notre valeur ajoutée à travailler aux USA ? Analyser les impacts et alerter sur les risques, sans pour autant tout remettre en cause, peut en être une ? Vice-versa, ce qui est plaisant pour nous à travailler aux USA, c’est qu’ici, l’erreur est humaine. La tendance à rejeter la faute sur l’autre serait-elle donc dérisoire, contrairement en France ?

Système et société

Nous l’avons vu, la plus grande préoccupation des Français est de trouver un CDI pour être « tranquille ». Nous avons ce comportement, parce que la société nous pousse à être ainsi. Pourquoi absolument la chasse au CDI ? Parce que sans celui-ci, il est difficile de se loger et emprunter : être crédible pour la location, ou bien acheter.

Aux USA, le système est différent. Pour pouvoir faire un prêt, acheter une voiture, ou se loger, on se fiche du contrat de travail et de la situation de la personne. Par contre, tout est basé sur le credit history. C’est l’historique de vos crédits, qui vous suit pendant toute votre vie aux USA… Il détermine si vous êtes bon payeur ou pas !

Les formalités

Contrat de travail

Le contrat de travail américain n’est pas très formel. Il est facile de décrocher un job, mais aussi facile de le perdre. Périodes d’essai et de préavis n’existent pas. Vous pouvez quitter l’entreprise du jour au lendemain, soit par votre propre volonté, soit parce que vous êtes viré, sans motif particulier. Et vous n’aurez pas de syndicat pour vous défendre puis-qu’ici, il n’y en a pas ! C’est juste parce qu’ils n’ont plus besoin de vous. Qu’en pensez-vous, ça vous fait peur ?

En France, le droit du travail est beaucoup plus rigide. Les sociétés ne peuvent pas virer quelqu’un sans motif valable, donc elles réfléchissent à 2 fois avant de recruter ! Ce qui explique leur frilosité. Et aussi, la tendance française de chercher la « planque » et d’y rester, même si ça ne plaît pas. Car retrouver un autre poste en CDI devient compliqué !

Salaire et conditions

tours vitrées World Trade Center vue en contre plongéeBeaucoup croient au rêve américain : un pays sans taxe, où il pleut des dollars… Ce n’est pas aussi magique que l’on pense. Déjà, tout dépend des États et des villes, mais par exemple New York City, c’est 35 % à 40 % de taxes qui sont prélevés chaque mois sur nos salaires ! Ils sont certes, plus élevés qu’en France, mais à quel prix ? Bientôt, un article sur comment calculer son pouvoir d’achat.

Aux USA, je n’ai pas vu de système de tickets restaurants, mais vous aurez d’autres avantages. Pour les jours de congé, tout dépend de la société, mais en règle générale, c’est 2 semaines par an. Moi, j’en ai 4, et Maxime, 3, parce que nous sommes dans des sociétés françaises. Aussi peu de vacances vous font peur ?

Même si j’ai dédramatisé sur beaucoup de choses, il y a encore un aspect qui me fait toujours aussi peur, ce sont les frais de santé. Surtout quand je vois les quelques SDF qui ont surement eu un gros problème de santé un jour, et qui ne s’en sont jamais relevés financièrement… La sécurité sociale ici n’existe pas. Mais l’assurance maladie devient obligatoire avec Obamacare, qui n’est pas très bien vu.

Certaines sociétés, comme les nôtres, offrent une bonne couverture mutuelle. Ce sera toujours moins bien qu’en France (quoique, ça dépend des mutuelles), mais c’est mieux que rien ! Bref, les Américains sont prêts à percevoir un salaire moins élevé, pour être couverts. Et pourtant… Pourquoi les filiales françaises embauchent-elles des Français ?

baniere inscription mini guide

La recherche d’emploi

Ici, je parle de la recherche d’emploi sur place, sans avoir forcément besoin d’un visa, et sans passer par une société française. Pour savoir comment trouver une entreprise pour vous faire sponsoriser le visa, je vous invite à lire l’article comment partir travailler aux USA.

Le réseau

Je trouve qu’ici, ça fonctionne beaucoup par réseau. D’ailleurs, au quotidien, quand je rencontre quelqu’un, c’est poignée de main, et présentation directe. Et ils n’hésitent à me faire répéter mon nom, pour être sûrs de savoir à qui ils s’adressent. Et quand le contact passe bien, même après une conversation totalement personnelle, j’ai droit à la carte de visite. Parce que beaucoup en ont une personnalisée, quel que soit leur poste !

dessin, donner sa carte de visiteJ’ai rejoint une amie, un soir, dans un café en ville. Et durant notre conversation, elle m’a fait part qu’elle recherchait un job complémentaire. Moi, novice en la matière, je n’ai pas pu la conseiller. Par contre, sur les 2 filles qui étaient assises à côté de nous (que nous ne connaissions pas), une a interagit : elle connaissait un restaurant à la recherche d’un nouvel employé. La discussion s’est enchaînée et elles se sont échangées les coordonnées, sous mon air étonné. Mon amie a trouvé en une semaine…

C’est pour ça aussi que LinkedIn a beaucoup de succès aux USA. Conseil : ne pas hésiter à contacter les recruteurs via ce réseau social !

Savoir se vendre

building, tours du World Trade CenterSe raccrocher à ses études n’est pas la bonne solution. Ça marche en France, mais pas aux USA. Comme je l’ai exposé dans le paragraphe les différences, les Français se raccrochent à la théorie, tandis que les Américains, à la pratique.En France, on nous pousse à faire des études, car les entreprises aiment les diplômes. Et bien sûr, elles prendront celui qui est diplômé dans ce domaine précis. De plus, elles ont toujours la grille de salaires qui colle à l’école que vous avez faite ! Et pour finir, certains postes à hautes responsabilités sont seulement réservés à ceux provenant de grandes écoles… Pas très flexible tout ça, il vaut mieux ne pas se louper dans les études ! Plus d’info sur réussir son entretien d’embauche dans une société française qui sponsorise le visa américain.

Sur ce point là, je n’ai pas encore énormément d’expérience, mais par contre, je m’y intéresse beaucoup. Suite à mes recherches, voici ce que j’en ai conclu. Aux USA, oubliez votre grande école, les recruteurs ne la regardent que très vaguement. Par contre, ils vont faire très attention au comportement et au savoir-être de la personne. L’inconvénient pour nous, Français, c’est qu’il faut savoir se vendre, ne pas avoir peur d’aller de l’avant, être très actifs pendant les entretiens, ne pas parler dans sa barbe et finir ses phrases, parler fort, s’exprimer clairement, convaincre le recruteur que nous sommes les meilleurs. Ce qui est très difficile pour nous, de par notre éducation et notre culture… Stop les analystes, on se fiche des risques, lancez-vous !

En France, nous avons l’habitude que ce soit le recruteur qui mène l’entretien, et en revanche, d’avoir la parole pour nous présenter, diplômes et expériences. Aux USA, c’est différent, l’entretien est interactif, c’est une mise en situation comme si vous avez déjà le poste. Le recruteur ne va pas forcément mener l’entretien et vous laisser la parole. Alors il ne faut pas avoir peur de la prendre, et d’exposer ce que vous êtes capable de faire, grâce à vos expériences. Ne surtout pas attendre que ça se passe et rester inactif ! De même, il ne faut pas considérer le recruteur à un niveau supérieur à vous, mais plutôt comme un partenaire. Maintenant, est-ce que mon analyse est réellement vraie ? L’avenir me le dira, ou bien vous ! Je vous invite à poster un commentaire si vous avez plus d’expériences dans ce domaine.

Emploi Etats Unis pour Français : pourquoi les filiales françaises embauchent-elles des Français ?

Au sein de ma société, filiale d’un groupe français, nous sommes une vingtaine basés aux USA, composés à 90 % de Français. Je me suis alors posée la question dès le début : pourquoi ma société n’embauche pas localement ? Maintenant, je sais… En fait, ils essaient, mais n’y arrivent pas.

Le marché du conseil est constitué à 90 % d’indépendants. Malgré que ma société offre une bonne couverture mutuelle et 4 semaines de vacances, les consultants ne sont pas intéressés… 4 semaines de vacances, pourquoi faire ? Et la mutuelle, oui, c’est tentant, mais en faisant le calcul avec ce qu’ils gagnent en étant à leur compte, ça ne vaut pas le coup. Vous ne vous imaginez pas combien peut représenter les frais de santé… Je me demande alors combien ils peuvent gagner ?

C’est donc plus facile pour une petite filiale française, de recruter des Français soif d’aventure, sans visa, prêts à tout. Nous quoi ! Et une fois sur place, il nous est impossible de nous mettre à notre compte, ou changer de société, à cause de la contrainte du visa américain. Par contre, comme nous sommes sous contrat américain, la société peut nous virer du jour au lendemain… Ça vous fait peur ?

La vie au travail

Les clichés bien réels…

petit déjeuner américainNous ne sommes pas dans des structures américaines, donc difficile d’avoir une vision sur l’organisation hiérarchique. Par contre, nous pouvons nous rendre compte que certains clichés sont vrais !

Le matin, ils aiment arriver tôt avec leur petit-déjeuner, après un passage obligé au Dunkin Donuts ou au Starbucks. Le petit-déjeuner est soit composé d’un bagel au fromage ou d’un donut, et d’un café long. Thermos rempli de « jus de chaussette », ils aiment en boire tout au long de la journée.

affiche dans le métro, pour préserver la propreté. Prenez votre Le midi, c’est pause rapide avec leur lunchbox (gamelle qu’ils ont apporté). Ils aiment aussi siroter à la paille leur soda rempli de glaçons, dans de grands gobelets à couvercle.

Et le soir, ils ne rentrent pas trop tard. Il n’est pas très bien vu de rester tard, ça veut dire qu’on n’est pas efficace dans le travail. Évidemment, ce contraste se voit moins à New York City, la ville qui ne dort jamais…

Termes en anglais à connaître

Les postes :

CEO (Chief Executive Officer) : directeur général

CTO (Chief Technology Officer) : directeur technique

COO (Chief Operations Officer) ou VP Operations (Vice President of Operations) : chef des opérations

Thanks Got It's FridayAu quotidien :

Lunchbox : gamelle du midi.

Thanks God It’s Friday! (Merci Dieu, c’est vendredi) : les Américains sont très croyants, vous entendrez surement cette expression, ou bien, vous la verrez écrite TGIF.

Lieux de travail

J’ai trouvé intéressant de comparer nos lieux de travail entre Maxime et moi, car ils sont bien différents.tour vitrée du quartier financier

bureau dans une tour vitrée  De mon côté, je travaille dans une des tours en verre, super design dans le centre financier de Jersey City. Le bâtiment comporte un grand hall au rez-de-chaussée, avec plusieurs doormen à l’accueil. Mon bureau est au 25ème étage, l’ascenseur est ultra rapide. Nous avons un bureau pour 2, mais je me retrouve seule la plupart du temps. Le bureau est de taille humaine, propre et hyper lumineux. J’ai de la place et mes outils pour travailler ne sont pas trop mal. Le meilleur, c’est la grande baie vitrée qui fait la largeur du bureau, vue sur le New Jersey avec coucher du soleil tous les soirs.  Le cadre de travail idéal !bureau de type loft à Brooklyn

Côté Maxime, il travaille à Brooklyn, dans un ancien bâtiment en briquette sur 3 étages (donc 2 pour nous, ici les étages commencent par 1 au rez-de-chaussée). Rénové avec vieux parquet et plafond à l’ancienne, l’atmosphère loft est saisissant. Il n’a pas d’ascenseur et travaille dans un open space décoré avec goût, dans une bonne ambiance entre collègues. Ils ont de très bons outils de travail, un coin grignotage, un coin canapé et fatboy (un genre de pouf) pour se reposer. Le cadre de travail pas mal du tout !

Nous avons un ami qui a travaillé en coworking, pour monter son projet personnel. Le coworking space est un espace de travail partagé. Nous avions été le voir plusieurs fois : l’étage est composé d’un open space avec plusieurs bureaux, où chacun travaille dans son coin, de salles de réunion, d’une salle de pause avec tireuse à bière, ping-pong, baby foot et canapés. Nous avions trouvé l’endroit assez cool. Quelque fois, il organisait des réunions, pour présenter son produit aux autres. Cela lui permettait de s’entraîner, d’échanger, et d’avoir des retours. Et vice-versa pour le projet des autres.

Team building et compagnie

Vue sur l'Empire State Building de nuit, du rooftop 230 sur 5th avenuePour ma part, j’ai eu droit à une excellente soirée d’intégration sur le rooftop 230Et 2 fois par an, nous avons un « team building ». Le principe : pendant un weekend, nous nous retrouvons qu’entre collègues. Ça débute avec une réunion sur la présentation des projets en cours de la société. Et ensuite, c’est tout une série d’activités que l’on fait ensemble, pas forcément à New York City.

D’ailleurs, le prochain, c’est moi qui l’organise, et ce sera aux abords d’un parc national en Pennsylvanie avec au programme ; nuits dans un chalet, barbecue, billard, ping-pong, piscine, brunch et rafting !

Travailler aux Etats-Unis vous fait peur ?

Se faire virer du jour au lendemain, 2 semaines de vacances par an, pas de syndicat, une mauvaise couverture santé et pas de retraite à la clef… C’est vrai que ça peut faire fuir en disant ça comme ça. Il y a des avantages et des inconvénients partout, tout dépend du choix que l’on fait !

Certes, l’employé peut se faire virer du jour au lendemain… Mais il aura plus de facilité pour trouver un nouveau poste. Ce n’est pas valable pour les expatriés qui ont les visas E1 et E2 malheureusement… Pour la santé, certaines entreprises offrent une bonne couverture, d’autres non, mais le salaire doit être à la hauteur. Il faut penser à mettre de côté pour sa retraite, et pour subvenir aux problèmes de santé si besoin.

Est-ce que nous travaillons plus, aux USA ou en France ?

le temps de travail en moyenne à New York City en 2015 HA ! Déjà, que veut dire travailler plus ? Pour nous, Français, travailler est perçu comme une contrainte. En partant de ce principe, la question prend déjà une connotation négative… Mais exercer un métier que l’on aime, c’est un peu comme être tous les jours en vacances (valable pour les Américains). Et puis, en étant expatriés à New York City, c’est comme si nous y étions tous les soirs et tous les weekends !

Concrètement, pour le temps passé, je ne vois pas de différence avec la France. Mais dans nos métiers, nous n’avons pas forcément d’heure… Et nous mettons, chacun, 1/2 heure de trajet pour se rendre au travail.

Vous remarquerez qu’à New York City, tout est ouvert tout le temps, et le métro tourne 24/24, 7/7. C’est bien pour ça qu’on la nomme la ville qui ne dort jamais. Les new-yorkais travaillent à tout heure…

Pour les vacances, nous en avons clairement moins. Pour ma part, j’ai 2 semaines en moins que ce que j’avais en France. Mais nous avons le même nombre de jours fériés. Ce n’est pourtant pas si dramatique que ça… Pourquoi ? Parce que nous sommes bien plus flexibles !

graphique du temps de trajet à New York CityPour les jours de neige ou de livraison, pas besoin de prendre une journée, nous pouvons travailler de la maison. Nos vols retour du weekend avaient été repoussés au lundi (quand nous étions revenus de Dallas). Pas besoin de prendre une journée, nous avons pu travailler de l’avion (une grande majorité des compagnies offrent le wifi).

Nous voulons retourner en France pour assister à un mariage et voir notre famille. Pas besoin de prendre 2 semaines de congés pleines, nous travaillerons à distance depuis la France, etc. Les vraies vacances, nous les réservons pour explorer l’Amérique ! Bon, j’avoue que ce n’est pas valable pour tous les types de métier. Mais nous concernant, ça l’est.

Les Américains peuvent avoir encore moins de vacances. Mais ils ont un autre avantage… Changer de job comme de chemise ! Et je peux vous dire qu’ils ne se gênent pas pour prendre quelques mois de vacances entre !

Et pour finir, rappelez-vous de la citation de Confucius :

Choisis un travail que tu aimes, et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie.

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41 reponses pour Vision américaine du travail : satisfaction ou contrainte ?

  1. Haydée dit :

    Une belle analyse comparative que l’on rencontre peu souvent sur le net. Bravo !

    Tony et moi nous nous sentons très américains dans notre démarche dans ce cas, je comprend mieux maintenant pourquoi autant de français nous regarde avec de grands yeux :).

    Et non ! Nous n’avons pas fait un dossier béton avant de nous lancer mais nous avons surtout mis de l’argent de côté et prévu plusieurs plans sur la comète qui prennent d’ailleurs de nouvelles formes au fil de notre expérience. Et nous tâtonnons sur le temps. Une manière de ne pas être rigide, suivant à la lettre un plan entièrement défini à l’avance (à la française en d’autres termes).

    Avec le temps, j’ai bien peur que les français passent un sale moment lorsqu’ils vont devoir s’adapter à ce monde qui changent très vite. Si les consultants américains sont indépendant à 90%, il y a de grandes chance que le même phénomène se dessine en France, puisque c’est plus intéressant pour les entreprises françaises économiquement parlant. Et les CDI vont disparaître petits à petits.

    Donc vivre avec une éducation d’analyste rigide qui se base sur la théorie tout en devant se vendre et travailler en indépendant avec des déplacements à l’autre bout de la France régulièrement va être un sacré challenge pour les français dans les années à venir !

    Pour la petite anecdote, nous revenons en France du 1er au 15 avril pour un mariage, avec nos PC bien évidemment pour pouvoir travailler tout ce temps, bref tout comme vous.

    Je partagerai votre article la semaine prochaine.
    Bon week end.

  2. Sarah dit :

    Merci pour ton commentaire Haydée, qui me fait vraiment plaisir. 🙂 D’une part, parce que c’est toujours gratifiant d’avoir un retour positif, et d’autre part, très intéressant d’avoir votre opinion !
    En tout cas, je recommande votre site http://www.travelplugin.com/ à tous ceux qui veulent se lancer dans le monde du blog !

  3. Coralie dit :

    Bonjour,
    je viens de decouvrir ton blog par hasard (je cherchais des informations pour preparer ma visite de DC lundi) et de lire quelques articles. Ils sont agreables a lire et avec beaucoup d’informations dedans !
    J’aime bien l’analyse que tu fais dans cet article et je la trouve assez juste. Je suis moi-meme prise entre mon envie de trouver LE job qui me plait et les incessantes inquietudes de ma famille qui me font faire le yo-yo question prise de decision…
    Je reflechis depuis pres d’un an a m’expatrier pour quelques annees et si le projet aboutit ton blog me sera d’une grande aide. Je suis actuellement en phase test, partie de France pour plusieurs mois, je verrai si la separation n’est pas trop difficile 😉
    En attendant, j’ai deja pris des infos interessantes sur NYC et Washington pour ce mois-ci 🙂
    Bonne continuation!

  4. Sarah dit :

    Bonjour Carolie,

    Bien contente que mon blog te soit utile pour planifier ton voyage, qui a l’air d’être un grand voyage, c’est super ! Et j’espère de tout cœur que ton projet aboutisse. L’expérience d’une expatriation est très enrichissante, surtout si tu trouves dans le domaine qui te plait, là, c’est tout gagné ! Je sais que ce n’est pas évident en prenant en compte les inquiétudes de la famille. Mais bon, il y a des concessions à faire, et l’expatriation peut être plus ou moins longue…

    Bon voyage et bonne réflexion !

  5. Sophie dit :

    Bonjour Sarah,

    Ton blog est vraiment super. Il n’est pas toujours évident de trouver toutes les informations dont on a besoin, que ce soit la manière de trouver un travail, comment se loger sur place et tout comment vivre sur place et dans ton blog tout est là, alors merci pour le temps que tu prends pour l’écrire.
    C’est exactement ce que je recherchais car je cherche à m’expatrier aux Etats-Unis. Je vis en Angleterre depuis 2 ans maintenant et j’ai besoin de changement !
    Malheureusement, je ne suis pas sûre de pouvoir trouver du travail avant de partir. J’ai lu dans ton autre article comment tu avais réussi à trouver du travail et je me demandais s’il était mieux de partir en ayant un travail ou alors de tenter sa chance sur place. Qu’en penses-tu ?
    Bon courage pour la suite de vos aventures à toi et Maxime 🙂

  6. Sarah dit :

    Bonjour Sophie,

    Merci beaucoup ! Déjà, tu pars avec un point positif, j’imagine que tu dois bien te débrouiller pour l’anglais ! 😉
    As-tu la Greencard ou un visa te permettant de travailler aux Etats-Unis ? Si oui, je pense que partir trouver du travail sur place est jouable, tout dépend de ton profil. Mais le marché de l’emploi se porte plutôt bien ici.
    Si non, c’est un peu plus compliqué, car malheureusement, tu ne peux pas venir et trouver du travail comme ça sur place, il te faut un visa spécial. A moins que tu puisses prendre plusieurs semaines de « vacances » pour faire le plus d’entretiens possibles ici, tout en expliquant bien que tu as besoin d’un visa, permis travail. Mais sache qu’il n’est vraiment pas facile, pour les entreprises américaines, d’embaucher quelqu’un qui n’a pas de visa. Même Google a du mal. :-s Tu peux faire un petit tour sur l’article sur les visas http://vivreaudeladesfrontieres.com/visa-americain/
    Quel niveau d’étude as-tu ? Le mieux est de faire comme moi, de trouver avant de partir, une société française qui a une filiale sur place. Elle aura plus de facilité pour te sponsoriser le visa. Et pour la recherche, je ne connais pas d’autres solutions que ce que j’ai écrit dans l’article comment trouver une entreprise.
    Sinon, il y a les « boites à visa », les écoles de langue comme ESL, mais ça coûte une fortune.
    Sinon, peut-être peux-tu négocier une mutation avec ta société actuelle, si vous êtes présents aux USA?
    Ou bien, il faut monter une entreprise, et là, je ne sais pas. Je vais faire mes propres recherches de ce côté, mais ce n’est pas pour maintenant.
    Je te souhaite aussi bon courage pour ton projet !

  7. stéphanie-Ethik dit :

    Merci pour ce comparatif ! Finalement, je m’aperçois que j’ai presque toujours mené ma vie comme aux USA, enchaînant les CDD comme vacataire en cumulant à côté, pas de vacances sauf une année ou je me suis retrouvée en CDI (beurk). Désormais consultante, je vis comme je l’entends, pas de vacances mais je bosse comme je veux, d’où je veux, avec qui je veux et avec pleins de défis comme je les aime tant… Bon ok, j’ai quand même l’avantage du système de sécu bien franchouillard et là, j’avoue que même si ça se dégrade d’année en année, ça reste encore le meilleur des systèmes.

    • Sarah dit :

      Bonjour Stéphanie,
      Oui, les USA, c’est le pays de la débrouille et du business. Depuis que je suis ici, j’ai de nouveaux projets inattendus qui se sont formés. Mais pour les expatriés, c’est moins facile pour des raisons de visa.
      J’ai été voir ce que tu faisais, c’est intéressant !

  8. Granpi dit :

    Bonjour Sarah,

    Je suis arrivée sur le site de ton blog en lisant celui de French fries. J’apprécie la fine analyse que tu fais de la vision américaine du travail, car je ne connais pas du tout ce système mais je suis curieuse de nature, donc j’ai appris pas mal de choses et je t’en remercie.
    Je pense que chaque système a ses avantages et ses inconvénients, toutefois, étant mère de famille, je me vois mal enchaîner les CDD tout en ayant l’épée de Damoclès au-dessus de ma tête pour savoir si j’aurai de quoi faire bouillir la marmite après la fin de mon CDD.
    Ceci dit, cela peut être un choix de vie tout à fait honorable, je te souhaite une belle expérience aux EU, j’ai eu l’incroyable occasion de visiter NYC en mars 2014, c’était un voyage inoubliable, que j’ai pu m’offrir grâce à mes années de CDI ;).
    Au plaisir de te lire!!

    • Sarah dit :

      Bonjour Granpi,
      Merci pour ton opinion, c’est toujours intéressant de se partager nos points de vue. 🙂 Je respecte tout à fait. Selon la situation de chacun, il est plus ou moins évident d’accepter certaines choses.
      Nous évoluons beaucoup dans un environnement sans enfant pour le moment, et je trouve que ce système plus flexible qu’en France est vraiment sympa, nous aussi nous souhaiterions en bénéficier !
      A +

  9. Julien dit :

    Merci pour votre blog, très intéressant. Moi ça fait des années que je voyage, et je me suis toujours senti attiré par le dynamisme et l’optimisme des Américains. En France il y a une très bonne qualité de vie et il y a aussi du boulot et des sous à prendre mais c’est vrai que beaucoup de gens sont souvent entrain de geindre et croire ou faire semblant qu’ils n’ont pas de chance, c’est juste leur mentalité…
    par contre banqueroute c’est bankrupt, et doorman au pluriel ça fait doormen… 🙂

    • Sarah dit :

      Bonjour Julien,
      Merci pour ton retour, j’ai corrigé l’article 🙂
      J’ai lu il y a peu de temps une étude qui montre qu’en 2015, la France est le deuxième pays le plus pessimiste au monde après l’Italie ! C’est fou…

      • Marc dit :

        L’Italie pays pessimiste…..MDR, je crois que vous n’avez pas vu le niveau de vie des gens en ITALIE!! je suis français et je vous assure que lorsque je vais en vacances, les gens me semble tous heureux et il faut voir leurs train de vie!!

        • Sarah dit :

          Bonjour Marc,
          Oui, on se demande sur quoi ils se basent pour faire leurs études. C’est une étude qui a été faite par BVA (Institut d’études de marché et d’opinion) en 2015, et qui a été publiée sur Le Point et Francetvinfo, voici le lien : http://www.francetvinfo.fr/societe/les-francais-medailles-d-argent-du-pessimisme-pour-2015_784927.html
          La moitié de ma famille est italienne (mon père), et beaucoup habitent en Italie du Sud. Nous avons été les voir pour les vacances.
          C’est fou comme notre vision des choses peut changer quand on est en vacances ! Quand je reviens en vacances en France, je trouve les Français heureux, et ça me fait vraiment plaisir de voir la France sous cet angle. 🙂

  10. balde dit :

    Sarah a vraie dire j’adore ton blog I’ll est trop cool.. Nous sommes peut etre nombreux a attendre que tu nous parles aussi de la vie des africains au usa car c’est un pays que je reve m’installer un jour merci

  11. Mirna dit :

    Bonjour Sarah, ton blog est une merveille. J y suis tout les jours! Lol. Sans blagues, beaucoup d’infos pratiques. Voilà ma situation, J adore les States, je voudrais m y installer. Donc j ai décidé de passer par l Angleterre pour travailler mon Englais. C est plus facile de s’installer en Angleterre. Je travail entant que Career,

  12. Mirna dit :

    Mirna suite lol! Trop de chose a dire. Donc je travaille depuis 1 an dans une maison de retraite et je vis au sein de cette maison de retraite. Je voudrais venir l année prochaine aux States. Donc je commence à chercher du travail. J ai un BTS assistant de gestion Pme pmi. Je voudrais faire une formation en (Englais)à distance mais je voudrais savoir dans branche les sociétés françaises recherche t elle le plus. Exemple dans ta boîte? Ça m aidera beaucoup pour choisir ma formation.

    • Sarah dit :

      Hello Mirna,
      Merci pour ton retour. 🙂 Ma société est une société en service informatique. Et celle de Maxime est un éditeur en informatique. Donc comme tu peux le voir, l’informatique est une branche qui recrute.
      Bon courage pour ta formation !
      A+
      Sarah

  13. Estelle dit :

    Tres bel article Sarah. Je suis francaise et je vis au US depuis plus de 5 ans.
    Je trouve que ta description du monde du travail aux US est tres proche de la realite (je vis dans l’Ohio, pas dans une dans une grande ville comme NYC).

    J’aime bien aussi le fait que tu mentionnes l’assurance sante, qui n’est pas propose de partout. Je suis couverte par celle de mon mari, travaillant dans une petite compagnie, mon patron ne propose pas d’assurance. Et il est vrai qu’un accident, ou une maladie peut vous faire perdre non seulement votre travail, mais aussi votre voiture et votre maison.

    A la difference de la France, je pense qu’ici on est recompense pour son travail. Et si vous ne l’etes pas, prenez vos affaires et cherchez autre chose. Ca aussi c’est l’avantage des US, toutes les experiences sont bonnes, meme si elle sont dans differents domaines professionnel (ex: j’etais nanny, puis front desk a l’hotel et maintenant secretaire administrative pour un cabinet d’avocat).
    En tout cas merci pour cet article, ca fait toujours plaisir d’entendre le point de vue d’un autre expatrie !

  14. Nico dit :

    Bonjour Sarah,
    OMG que ton blog est bien fait, quelle mine d’infos ! Ma compagne vient d’accepter une proposition de sa boite à NYC et nous avons évidemment sauté sur l’occasion. Très excitant même si nous n’avons que 2 mois pour tout organiser, déménager et nous marier ! Ca fait court et c’est donc tellement pratique d’être tombé sur ton blog.
    Merci pour ce beau travail qui va grandement nous aider à nous organiser. J’avoue que la recherche d’appart me fait un peu flipper…

  15. Julien dit :

    Salut! Sympa votre site, très intéressant et bien écrit.

    Je me permets juste de rectifier quelque chose qui me choque et que je retrouve souvent dans vos articles. Ou avez vous vu qu’en France le travail est perçu comme une contrainte et qu’on ne s’épanouit pas au travail ??
    Vous avez visiblement eu des expériences malheureuses en France mais s’il vous plait n’en faites pas une généralité.
    Vous donnez l’impression de vous persuader vous même d’avoir fait le bon choix de partir aux US en répétant sur chaque page de ce blog que le boulot en France c’est le bagne, et que les français y vont à reculons. (en même temps avec 3 semaines de vacance par an pour découvrir la vie non professionnelle sur notre planète, je peux comprendre qu’on ait besoin de se persuader d’avoir fait le bon choix….). Je plaisante!

    Je vous assure qu’il est possible d’aimer son travail en France!! Oui oui !!
    Personnellement je m’éclate au boulot en France. J’aime ma boite et elle me le rend bien.
    Pour info également, le télétravail existe aussi en France.

    Bonne continuation aux US!

    • Sarah dit :

      Bonjour Julien,
      Merci pour ce point de vue. 🙂
      J’ai eu de bonnes expériences en France, et de mauvaises aux Etats-Unis (oui oui, ça m’est arrivé). Cependant, mon ressenti est beaucoup plus général, et pas fondé sur mon expérience.
      Pourquoi je dis ça de la France ?
      – Parce que quand je vais en France, je trouve que beaucoup de mes proches prennent le travail comme une contrainte. C’est vraiment ce ressenti que j’ai malheureusement.
      – Parce que je lis souvent dans la presse que le moral des Français est dans les chaussettes.
      Je ne suis pas partie aux Etats-Unis parce que je ne me sentais pas bien dans mon travail. Je suis partie parce que j’avais besoin de voir autre chose (c’est ma nature). D’ailleurs, ce n’était prévu que pour 1 an à la base… Mais ce que j’ai découvert à New York m’a mise sur les fesses ! Les gens ne se plaignent pas de leur travail comme en France ! Je vous assure qu’il y a une ENORME DIFFERENCE niveau dynamisme et optimisme. Il n’y a pas photo ! Et j’ai compris que le blues du dimanche soir n’est pas normal ! Avez-vous déjà vécu aux USA ?
      C’est super que vous aimez votre travail. Moi aussi j’ai aimé mon travail en France. Et encore heureusement il existe une partie de la population épanouie en France (40% selon les stats). 🙂
      Cependant, le travail est l’acteur principal qui conduit nos choix. Quand on voit les opportunités aux Etats-Unis et en France, on n’a clairement pas envie de retourner en France… Etrange, non ?
      Dernier point pour le télétravail : je sais que ça existe en France, mais encore une fois, rien à voir comparé aux USA.

      • Julien dit :

        Non je n’ai jamais vécu aux états unis. J’aime beaucoup ce pays … en voyage!

        Comme vous j’aime sortir de nos frontières et découvrir notre planète.

        Je sais d’avance que les états unis ne me permettraient pas de voyager avec toute la liberté d’esprit et le temps que j’ai pour le faire aujourd’hui.

        C’est une des opportunités que la France me donne.
        L’opportunité de décider que le travail n’est pas forcément l’acteur principal qui conduit mes choix.
        Comme quoi les opportunités ne sont peut être pas les mêmes pour tout le monde.

        Concernant le télétravail, les choses bougent en France. Il y a 2 ans, dans ma boite, personne ne télétravaillait. Aujourd’hui c’est dans les moeurs. Alors oui on n’est peut être pas encore au niveau des US mais les mentalités changent.

        • Sarah dit :

          C’est un choix, et je ne le critique absolument pas. 🙂 Chacun est libre de penser comme il le veut.
          Moi j’ai fait mon choix : me sentir libre où que je sois, prendre du plaisir chaque jour de ma vie en me rémunérant, et voyager comme je le souhaite (et bien plus que 3 semaines par an). Bon, ça c’est mon but ultime. Pour l’instant je n’en suis pas à ce stade, mais je compte bien y arriver : American dream. 🙂
          Et le jour où les USA ne me permettrons plus ça (ça peut vite changer…), j’irai ailleurs.
          Pour le télétravail, c’est super que ça se développe en France ! C’est un point positif. 🙂 Bientôt je ne vais plus pouvoir dire ça alors !

  16. Julien dit :

    Je vais suivre de près votre blog car vous semblez grandir avec lui. C’est très intéressant d’avoir votre point de vue sur chaque aspect de la vie d’expat aux US.
    En tout cas je vous souhaite d’atteindre votre but ultime!

    Est ce que vous allez écrire un article sur les différences entre votre vie à NYC et votre vie en Californie ? Ça m’intéresserait beaucoup 🙂

    A bientôt!
    Julien

    • Sarah dit :

      Merci de votre confiance. 🙂
      Et merci d’avoir donné votre point de vue. Car oui cet article relève de mon point de vue, et il est toujours intéressant de comparer.
      J’ai écrit un article qui explique plus ou moins la différence entre NYC et ma première impression quand nous nous sommes installés ici, le voici : http://vivreaudeladesfrontieres.com/premiers-pas-irvine/
      Et je compte bien écrire un comparatif sur les coûts de la vie NY / CA. Et pourquoi pas les différences, bonne idée. 🙂
      Mais pour info, le prochain article sera sur la loterie de la greencard, il devient urgent !
      A bientôt
      Sarah

  17. Jennifer S dit :

    Je suis suisse de Lausanne et ai décidé, il y a de cela 22 ans de partir aux Etats-Unis pour parfaire mon anglais et quitter la monotonie de mon travail dans un bureau en tant qu’assistante administrative. Alors que je désirais rester à New York 24 mois, j’y suis restée plus de 19 ans. J’ai travaillé aux Nations Unies et mon expérience y a été extraordinaire. Ma première connaissance et amie venait de Mongolie, ensuite j’ai rencontré quelqu’un du Sénégal puis une autre collègue venant d’Inde, de Paris, de Londres et j’en passe. Il était inconcevable pour moi, venant de Lausanne et ayant vécu avec des suisses, des espagnols et des portugais de me retrouver, dans le même bureau, avec des gens du monde entier.
    Ensuite j’ai décidé de reprendre mes études. Ici, en Suisse et je pense que c’est la même chose en France, lorsque tu as plus de 25 ans et tu te retrouves sur les bancs de la fac, les élèves se demandent qu’est-ce qu »une « vieille » vient foutre ici. Et bien non, je me suis retrouvée avec des gens de tous âges et même un homme qui avait passé 65 ans, désirant reprendre ses études parce qu’il voulait apprendre des choses qu’il n’avait pas eu la chance d’apprendre auparavant. J’ai adoré cet optimisme que j’avais perdu en Europe.
    J’ai travaillé ensuite à l’alliance française de New York. Là, pas de vacances payées, pas d’assurance et de nombreuses de travail pour pouvoir payer son loyer. L’ambiance entre professeurs était si fantastiques que j’y suis restée 7 ans.
    Sarah parle des assurances. Venant de Suisse où les assurances sont chères, certes, j’ai été choquée par le coût de l’assurance-maladie et les pauvres services rendus en contre partie. Ceci est un point négatif. L’Obamacare a été une grande déception pour moi. Que tout le monde puisse avoir une assurance, surtout les démunis, était une excellente idée mais les prestations étaient tellement mauvaises. Je me suis retrouvée avec une assurance assez chère et dont les prestations étaient médiocres.
    Pour la question des assurances sociales et le plan vieillesse, comme on l’appelle en Suisse, il est important d’entreprendre une couverture privée ou au niveau de son pays. J’ai toujours continué à payer pour l’assurance invalidité et veilliesse qui est une sorte de sécurité sociale et qui assure à l’assuré une rente.
    Pour terminer, je veux à tout prix revivre aux States car ce qui me manque et que j’ai adoré, avant toutes choses, c’est l’optimisme des gens. Sans optimisme, on n’avance pas ou que très peu.
    J’ai vu le deuxième avion traverser la deuxième tour alors que j’arrivais de Long Island par le midtown tunnel et ai été surprise par la force des gens et la vitesse à laquelle ils se sont relevés.
    Finalement, mon ex mari, américain de New York me disait toujours lorsque je croyais que le ciel me tombait sur la tête « cheer up » ! Et ça, c’est l’esprit américain.

  18. Adams dit :

    Sarah j voulai to savoir si c possible de travailler au USA pour un menuisier en bois

    • Sarah dit :

      Hello Adams,
      Le mieux est de regarder dans la base des employeurs sponsors que je mets à disposition sur le blog, s’il existe des employeurs qui sponsorisent des personnes pour un visa de travail dans ton domaine.

  19. Molly. F dit :

    Hello Sarah,
    Je faisais une recherche sur les états unis pour mon fils et je suis tombé sur ton blog, je le trouve assez complet et bien raconté. Pour ma part je vis aux usa depuis presque 2ans avec mes enfants et mari américain. Tu as tout à fait raison sur le mode de vie et de travail, je suis arrivé aux Texas avec une crainte de ne pas trouver de travail car la vie texane est complètement différente à celle de la new-yorkaise, mais après 2mois à dallas(le temps de prendre ses repères) j’ai vite trouver du travail dans une boutique prêt à porter en tant que vendeuse et au bout de 3 mois de boulot j’ai été assistante manager. Pourtant je ne suis pas super diplômé mais j’ai les langues. A la différence de la France j’ai remarqué que les américains te pousse à la réussite,à voir toujours plus haut.
    Au début c’est toujours difficile quand on arrive dans un nouveau pays surtout quand on laisse la famille derrière mais une fois qu’on est adapté au mode de vie tout devient facile
    je t’encourage fortement dans ta démarche d’informer les gens sur les usa, si tu as besoin de renseignements sur la vie texane, je suis la.
    Au faite juste une dernière chose, j’ai eu la chance de rencontrer des mamans francophones qui sont là depuis plusieurs années et on se voit régulièrement et ça nous fait du bien de parler de notre pays la France et notre langue maternelle.

    • Sarah dit :

      Salut Molly,
      Merci pour ton retour ! Et merci pour ta proposition d’aide. 🙂
      Ca m’intéresserait oui, de connaitre ton avis sur la vie au Texas, très bonne idée !
      Je te contacte en privé. 😉

  20. mongi dit :

    Bonjour,
    je viens de decouvrir ton blog par hasard (je cherchais des informations pour preparer ma visite de DC lundi) et de lire quelques articles. Ils sont agreables a lire et avec beaucoup d’informations dedans !
    J’aime bien l’analyse que tu fais dans cet article et je la trouve assez juste. Je suis moi-meme prise entre mon envie de trouver LE job qui me plait et les incessantes inquietudes de ma famille qui me font faire le yo-yo question prise de decision…
    Je reflechis depuis pres d’un an a m’expatrier pour quelques annees et si le projet aboutit ton blog me sera d’une grande aide. Je suis actuellement en phase test, partie de France pour plusieurs mois, je verrai si la separation n’est pas trop difficile
    En attendant, j’ai deja pris des infos interessantes sur NYC et Washington pour ce mois-ci
    Bonne continuation!

  21. Fanny dit :

    Bonjour Sarah,

    Merci pour ce super blog et cet article très intéressant.
    Je suis moi même expatriée dans un pays voisin, le Canada.

    J’aimerais cependant revenir sur ton analyse, avec lequel je ne suis pas complètement d’accord en ce qui concerne les différences entre l’aérique du Nord et la France.

    J’aimerai te faire remarquer qu’il existe des syndicats aux USA tant dans le domaine public que privé. (labor relation and union). Déformation professionnelle, je travaille dans les ressources humaines au Canada et j’ai eu à gérer des salariés américains.
    Il est cependant vrai que leur pouvoir et leur présence est très faible et incomparable par rapport à la France.
    Mais est-ce une bonne chose ?

    Par ailleurs, dans ton article, tu compares 2 systèmes complètements différents et fondés sur des fonctionnements aux antipodes.
    En effet, la France est basée une responsabilité collective (tu contribue à la société, au système)et les USA sur la responsabilité individuelle des individus (tu es responsable de ta vie).
    C’est comme vouloir comparer une banane et une framboise.

    De plus, dire que la France (le système) n’encourage pas la créativité et que les français sont pour la plus part des analystes, est pour ma part, une extrapolation, un peu extrême.
    En effet, la France est connue pour sa culture (culinaire, mode, artistique, etc..), si nous étions si analytique pourquoi les loisirs créatifs prennent ils autant de place dans la société française de nos jours?
    L’innovation fait également partie intégrante de la vie en France ainsi que du fonctionnement des entreprises et dans beaucoup de métiers techniquescomme ingénierie, IT, etc…

    Il est vrai que notre système d’éducation, nous apprend très tôt la rigeur, de basé nos explications sur des faits et de démontrer et non pas de se fier uniquement à notre intuition ou intelligence émotionnelle.

    Comme toi, je suis partie, car je trouvais notre mode de fonctionnement trop étriqué, hierarchique et lours (société, sytème, etc…).
    Le choc important des générations, une fierté trop grande et un rejet du changement (absence de remise en question et de refonte d’un système inadapté aux réalités actuelles, etc…) font que la France est stagnante/sclérosée.

    Bref, je suis en générale très critique vis à vis de mon pays et suis même la première à avoir de la difficulté avec notre état d’esprit, etc…

    Mais je voulais éventuellement te mettre mon avis en perspective et te rappeler que si nous étion si analytique, il n’y aurait pas autant d’entrepreneur français à travers le monde.

    En effet, pour être entrepreneur, il faut être quelque peu artiste, aventurier et nous sommes reconnus pour ses qualités ….

    Après, du fait de notre histoire, le besoin de sécurité est important mais n’est-ce pas plus tôt lié à notre manque de confiance en nous et en l’avenir (l’éducation et la compétition y est pour beaucoup), ainsi que les classes sociales et le besoin de plaire à son voisin, qui fait que les français ont se besoin d’avoir un CDI à tout prix, c’est dans l’ADN de la société.
    Pour ma part, en France, j’ai principalement fait des CDD et cela a été un choix de ma part et j’ai même refusé plusieurs CDI, cela ne m’a pas empêché de me réaliser.

    Chaque pays et chaque culture à ses avantages/inconvénients et ses différences.
    Il est en effet, important de partager et d’expliquer le fonctionnement et les différences auxquelles nous pouvons nous attendre, mais ne soyons pas trop généraliste dans notre façon de voir les choses (ne faisons pas nos français)

    J’espère ne pas t’avoir choqué ou contrarié avec mes propos et le partage de mon opinion

    Cordialement

    Fanny

    • Sarah dit :

      Bonjour Fanny,
      Merci d’avoir exposé ton point de vue.
      Ne t’inquiète pas, ça ne me touche pas du tout.
      Je respecte complètement ton point de vue, comme tu respectes le mien. 😉
      Oui, j’ai toujours cru que les loisirs en France, c’était pour nous évader de notre boulot parce que celui-ci ne nous plait pas.
      J’ai aussi mes loisirs aux USA comme j’avais en France, et le seul truc que j’ai remarqué, c’est que mon club est ouvert tous les jours de l’année !!! (Et non pas uniquement sur la période scolaire).
      Pour la différence cartésien (pour les français) et empirique (pour les américains), c’est un fait et pas une opinion. Issu de la différence d’éducation.
      Mon point de vue est peut-être un peu trop orienté « esprit New York ». Je me rends compte que ce n’est pas partout pareil.
      Pour les syndicats aux USA, je ne les vois pas ! Ce que je vois, c’est l’absence de grève (je pense à SNCF et AirFrance), et les gens qui se font virer le jour même… Peut-être qu’il y en a, mais je ne vois pas à quoi ils servent alors.
      Aussi, je trouve que la France est un chouette pays. Les USA, c’est aussi beaucoup d’inconvénients. Je ne suis pas toujours d’accord avec les Américains, et j’aime ma culture.
      Cependant, quand on revient en France et qu’on se dit « aaahh, on est quand même bien en France ! », eh bien ce n’est pas pour autant qu’on y revient… Le frein ? L’engouement professionnel ! On en revient toujours au même point. 🙁
      Je connais bien plus d’entrepreneurs aux USA que je n’en connaissais en France. C’est d’ailleurs ça qui m’a poussé à le devenir. Jamais ça me serait arrivé si j’étais rester en France !
      Bref, peut-être que nous sommes trop carriéristes au fond.

  22. Angy dit :

    Hello Sarah, tout d’abord merci pour ton blog il est génial et très enrichissant. Je suis tombée dessus car je recherchai des infos concernant l’expatriation car je souhaite également vivre cette experience! Ca fait bientôt 5 ans que je travaille chez UPS et je prepare un BTS transport et prestations logistiques par le biais de la VAE. Est-ce que les métiers de la logistiques recrutent?Aurais-tu des contacts qui se sont lancés dans mon domaine? Un grand merci d’avance Angy

    • Sarah dit :

      Hello Angy,
      Je travaillais dans la logistique en arrivant sur NYC, mais plus côté système d’info. 😉
      Et j’aide une personne qui travaille dans la logistique / qualité.
      A+
      Sarah

  23. tatanka dit :

    un point vue différent de la vie au US
    il fraudai être «  » ELVIS «  » pour vivre là-bas

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